Une mosaïque romaine de plus de 105 m² vient d’être mise au jour sur le site antique de Pompeiopolis, dans le nord de la Turquie, au bord de la mer Noire. Loin des sites archéologiques les plus médiatisés, cette cité de l’ancienne Paphlagonie révèle, fouille après fouille, le visage d’une capitale provinciale romaine longtemps restée dans l’ombre.
Une basilique romaine mise au jour pas à pas
Les travaux, menés par les équipes du ministère turc de la Culture et du Tourisme en collaboration avec la mission archéologique de Pompeiopolis, se concentrent depuis plusieurs saisons sur le centre monumental de l’ancienne cité, aujourd’hui sous le district de Taşköprü, dans la province de Kastamonu. C’est dans la nef centrale d’une vaste basilique que le sol décoré vient d’être dégagé. Composé de motifs géométriques entrelacés, il est décrit par les archéologues comme exceptionnellement bien conservé pour une structure datée de l’Antiquité tardive, entre le IIIe et le IVe siècle après J.-C., soit environ 1 700 ans.
Les 105 m² déjà dégagés ne représentent qu’une partie du pavage total : les équipes précisent que la mosaïque se poursuit au-delà de la zone fouillée, et que son étendue exacte reste à déterminer lors des prochaines campagnes.
Ce que ce sol antique raconte d’une cité oubliée
Pompeiopolis n’a jamais eu la notoriété de Pompéi ou d’Éphèse. Fondée à l’époque romaine, elle fut pourtant un centre administratif important de la Paphlagonie, une région aujourd’hui largement absente des grands circuits touristiques. La richesse décorative de la basilique mise au jour suggère un niveau de prospérité locale longtemps sous-estimé : un tel décor, dans un édifice public, signale des commanditaires capables de financer un chantier ambitieux, à des centaines de kilomètres des grandes métropoles de l’Empire.
C’est précisément ce type de découverte, obtenue par une fouille méthodique plutôt que par un coup d’éclat, qui fait avancer la connaissance historique. D’autres avancées scientifiques marquantes de l’année procèdent de la même logique d’accumulation patiente de données, à l’image de la récente découverte d’un trou noir dissimulé au cœur d’une étoile, révélée après des mois d’observations croisées.
- Une mosaïque de plus de 105 m², encore partiellement dégagée
- Une datation resserrée entre le IIIe et le IVe siècle après J.-C.
- Un site, Pompeiopolis, capitale antique de la Paphlagonie
- Des fouilles conduites par le ministère turc de la Culture et une mission archéologique internationale
Un patrimoine encore en cours d’exploration
Les responsables du chantier insistent sur un point : rien n’indique que la mosaïque de Pompeiopolis ait livré tous ses secrets. Les campagnes à venir devront documenter sa continuation sous les zones encore non fouillées, avant d’envisager sa consolidation et, potentiellement, sa mise en valeur pour le public. Ce type de site antique bien conservé constitue aussi, à terme, un atout pour le tourisme culturel régional — un phénomène que la France observe également de son côté, avec un mois de septembre qui s’impose désormais comme une nouvelle période phare pour les voyages.
Cette progression par étapes, saison de fouilles après saison de fouilles, rappelle aussi d’autres grandes réussites scientifiques récentes construites sur la durée, comme le parcours de la fusée indienne Vikram-1, qui a rejoint l’orbite après plusieurs années de développement. Dans l’archéologie comme dans le spatial, les grandes avancées sont rarement instantanées.
Questions fréquentes
Où se situe exactement Pompeiopolis ?
Le site se trouve dans le district de Taşköprü, dans la province turque de Kastamonu, près du littoral de la mer Noire. Il s’agit de l’ancienne capitale de la Paphlagonie à l’époque romaine.
Quel est l’âge de la mosaïque découverte ?
Les archéologues la situent entre le IIIe et le IVe siècle après J.-C., soit environ 1 700 ans, sur la base du contexte architectural de la basilique où elle a été mise au jour.
Les fouilles sont-elles terminées ?
Non. Les 105 m² dégagés ne couvrent qu’une partie du pavage : son extension complète reste à documenter lors des prochaines campagnes archéologiques.
Sources
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale